Agrumes, l’Espagne épinglée par la justice pour abus de conservateurs

Bonne nouvelle pour les consommateurs : la Cour de justice européenne impose à l’Espagne, qui s’y refusait, l’étiquetage des conservateurs et des traitements post-récolte sur les colis de ses agrumes (citrons, oranges, mandarines).

 

Nous profitons de cet arrêt de la Cour de justice européenne pour informer les consommateurs que les agrumes sont traités après leur récolte au moyen des produits chimiques dits additifs suivants : – biphényle et diphényle, conservateur lisible sur l’étiquette sous le n° E 230 (quantité maximale autorisée = 70 mg/kg) ; – orthophénylphénol et orthophénylphénate de sodium, lisible sur l’étiquette sous les n°s E 231 et E 232 (quantité maximale autorisée = 12 mg/kg seul ou en mélange exprimé en OPP) ; – esters glycériques de résine de bois E 445 (quantité maximale autorisée = 50 mg/kg ; – ajoutons les produits suivants : gomme Karaya (E 416), cire d’abeille (E 901), cire de candelilla (E 902), cire de carnauba (E 903), shellac (E 904), esters de l’acide montanique (E 912), cire de polyéthylène oxydée (E 914) etc. Précisons que les agrumes ne sont pas les seuls concernés par les traitements après récolte. On dénombre une cinquantaine de conservateurs pour les seuls fruits non transformés non bios. Ces produits chimiques s’ajoutent aux traitements phytosanitaires bien plus nombreux avant-récolte.  Cependant, comme indiqué pour les agrumes, des limites maximales de résidus (LMR) à ne pas dépasser ont été fixées par la règlementation européenne (autrefois par les règlementations propres à chaque pays)… qui en a profité pour augmenter les doses. Il s’agit du règlement CE 396/2005 du 23 février 2005 consultable ici http://eur-lex.europa.eu

 

 

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