Comment Lyon a banni les pesticides de ses parcs et jardins

Lyon a atteint son objectif « zéro phytos » en 2008, au prix de sept ans d’effort. Sa réussite fait des envieux car, au 1er janvier 2017, toutes les collectivités locales, l’Etat et les établissements publics devront se passer de traitements chimiques dans leurs parcs, promenades, forêts et même sur la voirie. Les particuliers devront adopter la même conduite vertueuse dans leur jardin à partir de 2019.

 

Dans son bureau du parc de la Tête-d’Or, Daniel Boulens, directeur chargé des espaces verts de Lyon, sourit en entendant le hennissement d’un cheval de trait. C’est ce dernier qui ramasse désormais poubelles et branches mortes dans le prestigieux jardin romantique. « Au début, les jardiniers ont un peu protesté à l’idée de s’en occuper… », se souvient-il. Mais c’était avant. Avant que la ville ne décide de supprimer tous les produits phytosanitaires de ses trois cents parcs et jardins – soit 430 hectares accessibles au public. Avant de bousculer toutes ses habitudes et de remiser son vieux camion polluant.

 

Au 1er janvier 2017, l’Etat et les collectivités locales devront se passer de traitements chimiques dans leurs espaces verts, et même sur la voirie. Un objectif que la capitale des Gaules a atteint en 2008.

 

 

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