Nanoparticules dans le lait maternisé : des scientifiques s’inquiètent – Libération

«Ces nanoparticules ne sont pas manufacturées par les fabricants, répond Robin Applebaum, le directeur de la communication du Conseil américain de nutrition infantile. Elles sont naturellement présentes dans l’environnement et on peut en trouver dans de nombreux produits alimentaires car elles se forment par agrégation, pendant le processus de fabrication des composants nutritionnels, comme le calcium. Ils sont réduits en très petites particules, pour une meilleure digestion. Mais ces particules ne sont pas produites intentionnellement.»

 

Les nanomatériaux manufacturés se glissent décidément partout, même dans l’alimentation des nourrissons ! C’est ce que vient de révéler un rapport de l’ONG internationale les Amis de la Terre. L’organisation, basée en Californie, a fait analyser par un laboratoire indépendant six échantillons de laits maternisés commercialisés dans la baie de San Francisco. Leur découverte est pour le moins troublante : de minuscules particules au nom barbare, des nanohydroxyapatites, un minéral dur et peu soluble, ont été identifiées dans les laits en poudre Gerber Good Start Gentle (Nestlé), Enfamil (Mead Johnson) – des gammes qui sont également vendues en France – et Well Beginnings Advantage (Walgreens). Certaines de ces nanoparticules (80 000 fois plus fines qu’un cheveu) ont la forme d’aiguilles. En outre, des traces de nanodioxyde de titane et de nanosilice ont également été détectées dans d’autres marques de lait maternisé, sans toutefois donner de résultats concluants. Comment de telles substances peuvent-elles se retrouver dans l’alimentation des tout-petits, à l’organisme si vulnérable ? Sont-elles sciemment intégrées par les fabricants et dans quel but ?

 

 

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